Choisir chaque mot, chaque façon d'amener ma pensée, y apporter de la drôlerie ou des ruptures qui puissent la rendre plus saisissante et plus concrète. Etre au plus juste de ce que je suis, c'est ce qui me rend libre.
Bienvenue à ceux qui nous rejoignent depuis que, cette semaine, je me suis enfin décidée à manifester l’existence de cette newsletter sur les réseaux sociaux.
Nous sommes 150 ici et ce n’est que le début.
Je vous partage en avant-première une info qui m’a fait bondir de joie. Tadam… J’ai le plaisir de vous annoncer que Le Monde publiera un article sur La fin des Règles dans l’édition de ce week-end ! Après je ne compte pas la-dessus pour faire exploser l’audience, mais ça fait plaisir à ma mère.
Deuxième bonne nouvelle, dans le podcast le graal ultime c’est la mise en avant par Apple Podcast, et ils m’ont écrit aujourd’hui pour me demander des précisions sur mes visuels. ça sent très bon pour une présence sur leur page d’accueil la semaine prochaine !
Pas de nouvelle sortie aujourd’hui mais une occasion de vous reparler d’un ancien épisode si vous ne l’avez pas encore écouté.
Nathalie Bianco
Il y a quelques mois j’ai pris un billet pour Lyon pour avoir la chance d’interviewer Nathalie Bianco en personne. Cette star de facebook (oui les influenceurs facebook ça existe) m’avait séduite par son agilité avec les mots. En ouverture de notre échange, je lui avais dit qu’elle me faisait penser à Yuval Noah Harari, auteur du best seller Sapiens.
En substance il explique qu’homo sapiens a émergé car c’est la seule espèce capable de se raconter des histoires et d’y croire pour de vrai. Les mythes que les humains inventent fédèrent des communautés de femmes et d’hommes afin de réaliser ensemble des choses qu’aucune personne seule ne pourrait accomplir.
Cela va de la chasse au mammouth à la création d’Etats-Nations en passant par le christianisme. Ces histoires qui rassemblent les hommes sont une très belle force.
Pour ma part je crois en la France, je crois en la Sci que j’ai créé avec mes frères et je crois en l’amour.
Mais au fur et à mesure on finit par plus protéger ces histoires que les personnes qui la composent. Et on oublie que si les gens sont susceptibles de souffrir, pas les concepts.
Harari a sorti une version pour enfants de son best seller. Dans cet ouvrage il invite les enfants à faire la différence entre ce qui existe et ce qui n’existe pas. Est-ce que tu peux toucher une entreprise ? Non. Alors elle n’a pas mal. Est-ce que tu peux toucher un arbre ? Oui. Alors il a mal.
Pourquoi je parle de cela ? Nathalie Bianco ne s’occupe dans ses textes que de ceux qui sont capables d’avoir mal, ceux qui existent pour de vrai. Elle va toujours chercher les gens derrière les idéologies pour vérifier s’ils souffrent ou non.
De tous ceux qui ont écrit sur la nouvelle guerre qui s’est déclarée en Israël ce week-end, ce sont ses mots qui m’ont le plus touchée, je vous les recopie ici (sans son aimable autorisation) :
“C’est important les mots.
Je fais partie de ces gens qui en ont l’obsession, la manie de chercher l’adjectif exact, l’expression juste. Depuis hier j’ai quelques mots qui me viennent en tête, en regardant mes réseaux sociaux. Le mot Pogrom, que je n’avais pas entendu depuis longtemps. Le mot « barbares ». Sauvages. Atrocités aussi…
Pourtant, en regardant ces images et ces vidéos, ces civils pris en otage, ces enfants en pleurs et ces vieillards tremblants, emmenés mains sur la tête pour servir de bouclier humain, ces familles terrorisées jetés à terre, tous ces jeunes gens qui faisaient la fête, abattus à bouts portants, ces jeunes filles violées à mort, le corps dénudé de cette femme, souillé, promené et brandi comme un trophée, je crois que les mots me restent en travers de la gorge. Je n’arrive pas à parler. Ça cogne dans ma tête, mais rien ne sort.
Le plus révoltant, c’est de voir défiler aussi ces images et ces vidéos de scènes d’allégresse, partout dans le monde, bien au-delà des territoires concernés ; ce niveau de haine hystérique et pathologique, cette exaltation de la férocité la plus dégénérée me sidère.
Pourtant, il faudrait les crier, ces mots. Les hurler. Pas les chuchoter, la bouche pincée. Pas les sous-entendre. Je vais m’abstenir de commenter ceux de l’extrême-gauche, parlant d’attaque, d’incursion, de riposte, ou d’offensive armée. Quand on en est à justifier ou à relativiser les monstruosités les plus abjectes, ou quand on accompagne une condamnation du bout des lèvres de « oui mais… », on ne mérite que d’être ensevelis sous la honte et le silence.
Je ne suis pas juive, je n’ai jamais mis les pieds en Israël, mais je veux juste dire, avec toute la maladresse que peut engendrer l’émotion, à mes amis et contacts que je suis de tout cœur avec eux, que je partage leur détresse et que, depuis hier, sans bruit et sans mot, je pleure avec eux.”
Un texte qu’elle a choisi d’illustrer du dessin de Joann Sfar :
Dessin de Joann Sfar
Pour écouter l’épisode #8 avec Nathalie Bianco - Désinvestir la séduction, investir l’écriture
Parmi les sujets, la romancière y raconte comment elle enseigne à sa fille à ne pas être qu'une jolie chose, les femmes ne doivent pas se limiter à être mères et à être belles.
A présent, c’est d’un autre podcast que du mien dont je voudrais vous parler, celui de Johanna, une amie podcasteuse.
Johanna a démarré son podcast quelques semaines après “La fin des règles”, elle était déjà en réflexion sur le sien quand je me suis lancée et ça nous a donné l’occasion d’échanger et de nous connaître.
Ses épisodes commencent comme ça : “je suis Johanna Colette Lemler et j’aspire, comme tout le monde, à être libre.”
En début d’interview, Johanna demande à ses invitées de raconter un souvenir d’enfance, toujours le même, celui du repas de la Pâque juive. Qui lisait le texte ? Qui faisait à manger ? Qui posait les questions rituelles ?
Ses invitées racontent leur grand-mère qui s’affaire aux fourneaux, celle qui ne veut pas lâcher sa recette secrète, le papa qui lit le récit, les convives, toujours les mêmes ou jamais les mêmes et parfois l’absence d’histoire familiale autour de ce repas de fête.
Le fameux récit qui est lu chaque année est un récit de libération, on raconte comment les hébreux, peuple esclave de Pharaon en Egypte, ont traversé la mer rouge pour rejoindre la terre promise, avec toutes les péripéties qui ont accompagné cette histoire et les multiples commentaires des rabbins ajoutés au fil du temps.
Cette libération est aussi métaphorique que physique et ce texte invite à se questionner sur nos propres chaines.
Il est écrit dans une prose difficile à saisir.
Pourtant c’est une fête dans laquelle les enfants tiennent une grande place, c’est à eux qu’il faut raconter cette histoire, quitte à la mimer, et c’est à eux de poser les questions.
Nous sommes donc sur un podcast qui dure une heure environ et à chaque interview, l’invitée commence par répondre à des questions très précises sur les repas de fête de son enfance.
Un point de départ pour questionner la place de ces femmes dans le schéma familial, les représentations des rôles masculins et féminins qui se sont ancrés en elles dès l’enfance et aussi le judaïsme qui leur a été transmis.
C’est en écoutant le podcast de Johanna que j’ai compris que La fin des règles répondait à un schéma similaire avec exactement les mêmes aspirations. La ménopause n’est pas le sujet, la ménopause est le point de départ. Je pose des questions très précises sur les symptômes vécus par chacune de mes invitées, mais je m’en sers de tremplin pour aller questionner la transmission, le sentiment d’être ou non à sa place.
Le sujet c’est l’accession à sa propre liberté.
Cela m’a conduit à réécrire l’intro de La fin des Règles, il était temps car je n’ai plus 44 ans, vous me direz si vous aimez :)
Ceci étant dit, le mercredi 18 octobre c’est la journée mondiale de la ménopause et cela me donne une occasion unique d’attirer l’attention sur le podcast.
Cela fera bientôt un an que je suis à plein temps et seule sur ce projet passion, autant dire que je veux mettre le paquet pour être visible. Et c’est là que j’ai besoin de vous !
Que vous soyez un homme ou bien une femme, j’aimerais, si vous l’acceptez, que vous écriviez un post à destination des réseaux sociaux ou juste de vos amis sur votre quête personnelle de libération en exprimant ce qui vous rend libre.
Cela peut-être une anecdote, un mot, un livre, une citation, ce que vous voulez, et qui parle de votre propre chemin vers la fin des règles.
Quelques consignes si vous acceptez de me suivre :
Ecrire un texte qui commence un peu comme ça :
A la demande de @Aude Hayot et à l’occasion de la journée de la ménopause je vous partage ce qu’est pour moi la fin des règles.
Utiliser le hashtag : #lafindesregles
Citer votre épisode préféré si vous en avez un
Utiliser le visuel qui est tout en bas de la newsletter si vous en avez envie
et qui termine comme ça :
Vous aussi à votre tour rejoignez le mouvement en racontant ce qui vous rend libre.
Nous sommes 150 ici, nous pouvons faire masse et envahir les réseaux sociaux ensemble. Alors je vous donne rendez-vous le mercredi 18 octobre sur linkedin et instagram.
C’est tout pour aujourd’hui, avant de se quitter pour écouter Notre Hagaddah - Récits de femmes, le podcast de Johanna, voici le lien vers l’épisode #7 avec Myriam Levain que j’ai particulièrement aimé.
Sachez que j’adore le feedback et les mots doux donc n’hésitez pas à m’écrire un message 😍
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Visuel Menopause Day
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