Vendredi j'étais sur scène pour la première fois et c'était canon !
Alors c’était comment ?
C’était comment de jouer au théâtre pour la première fois ?
C’est frustrant de se dire que c’est passé si vite.
Ma grande aventure de cette semaine c’était vendredi soir, cette pièce de théâtre jouée dans une (minuscule) salle comble derrière le sacré coeur.
Ce que je retiens en premier c’est le regard de Marc quand je l’ai retrouvé à la sortie du théâtre.
L’envie de faire du théâtre est née l’été dernier à faistesvacances, un club de vacances qu’on adore, quand j’ai participé à un stage d’impro. Je sentais que j’allais avoir du temps à la rentrée et j’avais envie d’apprendre à jouer des émotions. L’impro m’intéressait plus parce que pas de texte, et beaucoup de mise en danger. Mais je me suis aussi inscrite à un cours de théâtre que j’avais repéré un an avant.
Oui parce qu’en vrai cette envie vient d’un peu plus loin, lors d’un stage de développement personnel où toutes les participantes m’ont poussé à faire quelque chose de cette expression orale qui les avait marquées chez moi.
Bref ce cours de théâtre calé les jeudis après-midi à 20 minutes à pied de chez moi c’était idéal. Au fur et à mesure des semaines, on a appris à prendre la parole même sans texte, à prendre du plaisir à jouer et surtout pas à jouer bien, à parler loin et mettre des consonnes. On a appris à être terriens et à s’écouter les uns les autres.
Et puis est venu le choix de la pièce. Avec cette adaptation de 12 hommes en colère on était hyper excités que notre personnage soit sur scène tout le long de la pièce. Mais 8 acteurs en même temps sur scène qui font avancer l’intrigue en jetant leur réplique les uns après les autres, je n’avais pas mesuré ce que cela impliquait comme travail pour caler tout ça.
On ressortait souvent de nos répétitions désespérés de s’être trouvés moins bons que la fois précédente.
Jouer ça veut dire ne pas dire ta réplique parce que c’est ton texte mais parce que tu la penses, toi l’acteur, même quand tu joues un salaud ou une godiche.
En l’occurence la godiche c’était moi, et les personnages autour d’elle ne se privent pas de le lui faire sentir. A force j’avais l’impression que personne ne m’aimait dans cette troupe.
S’écouter ça signifie ne pas dire ta réplique parce que c’est à toi de parler mais parce que tu réponds à un autre acteur qui vient de dire quelque chose. La veille au soir du spectacle, lors du dernier filage, je me suis fait prendre en flagrant délit de rire à une blague que fait un personnage (et à laquelle il est bien prévu que je rigole bruyamment) alors que la vanne n’avait pas encore fini de sortir de la bouche de mon acolyte.
J’avais ri trop tôt.
Mais sur scène vendredi on était tous au top. Hyper heureux de partager ensemble cette excitation et ce moment qui nous avait soudés (le nombre de messages whatsapp sur le groupe du cours se compte en centaines… mais par jour !).
Si j’ai démarré un podcast cette année c’est en grande partie grâce au théâtre. Et le moment que j’ai le plus aimé, encore plus que la scène, c’est celui où j’ai validé ma réinscription pour l’année prochaine.
Dans la Fin des règles si jamais vous n’avez pas encore écouté cet épisode, il y a Liza, qui raconte ses démarches pour faire modifier son nom de famille. Porter uniquement le patronyme de son mari, cela ne lui convient plus. A 45 ans elle a décidé d’y ajouter son nom de jeune fille.
La version longue de 52 minutes ici
Et je vais bientôt mettre en ligne un épisode avec Sylvie qui a connu une ménopause précoce à 37 ans qui ne lui a pas permis d’avoir des enfants.
Un portrait de Liza pris par Marc
Du côté de Journal Ultime aujourd’hui est sorti l’épisode d’Anne Frank. Ici c’est sous l’angle de l’écrivaine en devenir qu’elle est présentée, retouchant son journal en vue de sa publication après la guerre et s’essayant à la nouvelle.
Sophie Rosemont a aussi fait ressortir la femme puissante qu’Anne Frank savait être.
La collection de livres de Sophie sur Anne Frank
La semaine dernière c’était Susan Sontag
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